Inondations à Agadez

Evolution de la situation des conséquences des inondations du 1 au 2 septembre 2009

(informations du 11/10/2009 –  Ghissa Alhassane/GIE Tagazt pour l’association Talam Léman)

Il faut rappeler que  dans la nuit du 1 au 2 septembre 2009, des pluies diluviennes se sont abattues dans la région d’Agadez.  Le relief très accidenté de la région a favorisé  la collecte des eaux de ruissellement qui sont drainées par les différentes vallées en occasionnant des dégâts énormes dans leur passage.

Dans l’ensemble de la région, les dégâts sont énormes et se composent comme suit : Puits cimentés maraîchers et communautaires ensevelis ; Puits traditionnels effondrés ; motopompes emportées, matériels aratoires emportés, cultures détruites, carburant pour fonctionnement motopompes emporté ; Clôtures détruites ; bétails emportés ; habitation, écoles détruites  etc.…..

Pour faire aux conséquences des inondations, un comité régional est mis en place par l’Etat pour la gestion et l’assistance de familles sinistrées.

Ce comité est chargée des réceptionner les aides, la distribution, le recasement des familles sinistrées.

A l’heure actuelle la situation évolue de la maniérée suivante :

a. Recensement des familles sinistrées

Au départ la distribution des aides était lancée sur la base d’un recensement qui est beaucoup contesté. Pour corriger le comité a déployé des moyens pour vérifier les listes des familles sinistrées dans la commune d’Agadez, mais les résultats de cette opération restent toujours douteux puisque d’autres familles sont toujours entrain d’être galérées sans aucune assistance.

Dans les zones rurales, chaque commune a adressé la liste des dégâts suite à ces inondations dont les résulats sont aussi  à vérifier.

b. Recasement des familles victimes

Dans la commune d’Agadez, 4 centres d’accueil de familles sinistrés équipés des tentes militaires  sont mis en place par le comité chargé des conséquences inondations, les interventions des ONG et projets sont focalisées au niveau de ces centres. Mais ce n’est pas toutes les familles sinistrées qui sont hébergées car la capacité de ces espaces aménagés est limitée. Les autres familles non hébergées sont soit réfugiées chez d’autres familles ou elles sont toujours au pied des décombres sous une tente traditionnelle.

Dans ces centres on y trouve aussi des familles non sinistrées mais hébergées

Cette organisation concerne uniquement les victimes de la commune d’Agadez, quant aux sinistrés des zones rurales où des jardins et équipements emportées, des habitations détruits, village déplacé une attention particulières n’a pas été encore accordée.

On note une désorganisation totale

c. Aides aux victimes

Les aides arrivent chaque jour par le biais de l’Etat, mais l’impact de ces  aides d’urgences est moins visible sur le terrain. C’est l’Etat qui gère tout à travers des sous commissions dont la coordination de leurs activités est inefficace. Plusieurs projets, ONG sont sur place à Agadez pour aider les sinistrés mais on sent une lenteur dans le processus.

Tout le monde se pose la question ce qui se passe réellement.

d. Distribution des aides aux victimes

A ce point, des centres de distribution sont mis en place également par le comité dans différents quartiers concernées par la catastrophe. Les personnes sont servies sur la base des tickets établis par la commission recensement. Cependant, ces centres sont envahis par l’ensemble des populations d’Agadez au détriment des victimes des inondations. Selon ceux qui ne sont pas sinistrés « tout le monde est sinistré à Agadez avec la situation de l’insécurité et les conséquences des inondations c’est la mort en moitié ».

e. Reconstruction de maisons effondrées et réhabilitation des zones rurales

Les familles ayant les possibilités ont déjà commencé à poser les premières briques, elles sont d’une petite minorité. Apparemment, la mairie a donné des instructions de ne pas construire le temps d’éclaircir la situation car d’autres maisons effrontées sont en pleine passage des eaux drainantes.

Dans les zones rurales, les populations attendent toujours les bonnes volontés qui pourront les soutenir dans la réhabilitation des jardins (puits, motopompes, matériels aratoires, intrants etc.… et la reconstitution du cheptel (chèvres, moutons, brebis, cabris).

La mauvaise coordination des aides face à un besoin important des populations sinistrées est favorisée par les événements politiques car actuellement on est en plein campagne électorale pour les élections législatives prévues le 20 octobre 2009.

Les autorités se soucient peut être moins des familles.

La coordination de ces aides doit être céder à des structures locales qui doivent être responsabilité s dans chaque secteur sous le contrôle de l’Etat.

Selon nos constats  les aides attendus par ordre de priorité sont.

Dans l’Immédiat :

  • Vivres
  • Equipements (couvertures, nattes, ustensiles, moustiquaires, vêtements, médicaments  etc.)
  • Appui en tente traditionnelle ou moderne pour recasement
  • Appui pysico-social (animation dans les centres d’accueil  autour sur les points suivants : lutte palu, hygiène – assainissement, allaitement maternel, nutrition des enfants, VIH Sida / IST etc.….)

Dans le moyen terme

  • Insertion socioéconomique des familles sinistrées (Formation des femmes en acticités génératrices de revenu, Appui à la pratique des AGR etc.…)
  • Dotation des jardins des moyens de production (puits, motopompes, matériels etc.…)

Dans le long terme

Reconstruction des maisons